Avec 139 000 visiteurs, 1 814 exposants et des participants internationaux venus de plus de 100 pays, la 35e édition du SOMMET DE L’ÉLEVAGE confirme sa place parmi les grands rendez-vous mondiaux de l’élevage. Alpine Agriculture a parcouru les allées du salon et visité plusieurs exploitations laitières françaises pour découvrir comment la technologie, la génétique et les formes collectives d’exploitation transforment l’élevage.
La 35e édition du SOMMET DE L’ÉLEVAGE s’est achevée à Clermont-Ferrand sur une fréquentation record et une forte participation internationale. Pendant quatre jours, le salon a accueilli 139 000 visiteurs, 1 814 exposants et environ 2 000 animaux. Près de 6 500 visiteurs internationaux ont fait le déplacement depuis plus de 100 pays.
« Cette 35e édition a battu tous les records, tant en matière de visiteurs et d’exposants que de surfaces d’exposition, de nouveautés et de conférences », a déclaré Benoît Delaloy, directeur du salon.
Environ 200 conférences ont abordé les grandes questions de l’élevage contemporain : génétique animale, santé des troupeaux, machinisme agricole, gestion des exploitations et innovations technologiques.
Trois nouveaux forums ont également été consacrés au machinisme agricole, à la santé animale ainsi qu’à la transmission des exploitations et à l’installation de nouveaux agriculteurs.
Deux millions de litres de lait dans une exploitation collective
Au-delà des halls d’exposition, Alpine Agriculture a participé aux visites professionnelles d’exploitations organisées dans le cadre du salon.
L’une des étapes les plus intéressantes fut le GAEC Sainte-Bonnette, situé à Azerat, où trois associés gèrent une importante exploitation laitière spécialisée dans la race Montbéliarde.
Selon les éleveurs, l’exploitation compte environ 200 vaches laitières, 450 bovins au total et produit près de deux millions de litres de lait par an. Elle dispose d’environ 400 hectares de terres agricoles réparties sur deux sites.
Les données techniques de l’exploitation indiquent une production moyenne de 10 400 litres de lait par vache et par lactation, avec un taux butyreux de 3,93 % et un taux protéique de 3,20 %. Le lait est livré à Sodiaal, l’une des grandes coopératives laitières françaises.
La traite est assurée par trois robots, tandis que le génotypage et l’utilisation de semences sexées permettent de sélectionner les futures générations de vaches laitières. Le croisement avec la race Charolaise est également pratiqué afin de mieux valoriser les veaux non destinés au renouvellement du troupeau laitier.
L’organisation juridique et économique de l’exploitation mérite aussi l’attention. Le GAEC, Groupement Agricole d’Exploitation en Commun, permet à plusieurs agriculteurs de mettre en commun leur travail et leurs moyens de production.
À Sainte-Bonnette, les trois associés détiennent des parts égales et participent à la gestion de l’exploitation.
La Brune et la valorisation du lait dans le Massif central
Une autre visite nous a conduits au GAEC Talamandier, près de Lastic, où les éleveurs travaillent avec des vaches de race Brune, également connue sous le nom de Brown Swiss.
Cette exploitation compte environ 75 vaches laitières et produit près de 500 000 litres de lait par an.
La visite a permis de mieux comprendre l’organisation de la production laitière dans le Massif central, le rôle des coopératives et les liens entre les pratiques d’élevage et les filières fromagères sous appellation d’origine protégée.
Ces deux exploitations illustrent différentes approches de la production laitière, depuis les troupeaux familiaux jusqu’aux structures collectives de plus grande dimension intégrant la robotisation et la sélection génomique.
Ovins, laine, chevaux et traditions pastorales
La diversité des espèces et des races présentées constitue l’un des grands atouts du SOMMET DE L’ÉLEVAGE.
Les visiteurs ont pu découvrir des présentations de bovins, d’ovins et de chevaux, mais aussi des démonstrations de tonte, des produits issus de la laine et de nombreuses activités consacrées aux savoir-faire des éleveurs.
En cette Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux 2026, une attention particulière a été accordée aux systèmes herbagers, aux communautés pastorales et à la préservation des traditions d’élevage.
Le salon s’est également invité au cœur de Clermont-Ferrand grâce à l’événement PÂTURE.
Cette initiative a permis à près de 25 000 visiteurs de découvrir les prairies et les systèmes pastoraux du Massif central, à travers des animations, des troupeaux de moutons et des présentations d’animaux.
Le grand retour des bovins
L’un des moments marquants de cette édition fut le retour des bovins dans les halls d’exposition, après leur absence en 2025 en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse en France.
« Après une année 2025 traumatisante, sans bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse, ce fut un réel plaisir de retrouver l’ensemble des animaux dans les halls d’exposition », a souligné Jacques Chazalet, président du SOMMET DE L’ÉLEVAGE.
Malgré les conséquences de la sécheresse et les incertitudes économiques qui touchent les exploitations, le salon a enregistré la plus forte fréquentation de son histoire depuis sa création en 1992.
Rendez-vous en octobre 2027
L’édition 2026 a confirmé l’importance d’associer les traditions de l’élevage aux nouvelles technologies, à la sélection génétique, au bien-être animal et à une gestion durable des exploitations.
De la traite robotisée à la sélection génomique, en passant par les formes collectives d’exploitation et la valorisation des prairies, le SOMMET DE L’ÉLEVAGE a offert un panorama des grandes évolutions du secteur.
La prochaine édition se tiendra du 5 au 8 octobre 2027, avec notamment les concours nationaux des races Aubrac, pour les bovins allaitants, et Holstein, pour les bovins laitiers.
Alpine Agriculture poursuivra sa couverture des innovations agricoles européennes, des systèmes d’élevage et des pratiques qui façonnent l’avenir de l’agriculture.




















